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primatice [2019/02/15 09:14] (Version actuelle)
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 +====== Primatice ======
  
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 +Né en 1504 à Bologne, Primatice part à 22 ans pour Mantoue, la cité de Federico II Gonzaga. Il y devient l’assistant de Giulio Romano, l’un des plus puissants héritiers de Raphaël. En témoignent les études pour la Camera del Sole e della Luna, la Camera delle Aquile ou encore de la Camera degli Stucchi au Palazzo Te.
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 +En 1532, Primatice arrive comme substitut de Guilio Romano auprès de François 1er, à qui il présente les modelli de son maître pour la Tenture de Scipion l’Africain. Le roi de France envoie alors Primatice à Bruxelles superviser la transcription de ces petits patrons à l’échelle définitive. La destinée du peintre bolonais est dès lors liée à celle des derniers Valois. Il retrouve à la cour de France, un autre italien, Rosso Fiorentino, arrivé en 1530 sur la recommandation de l’Arétin. Fontainebleau est alors un centre artistique en pleine effervescence. Sous la direction du Florentin, une vaste équipe d’artistes œuvre à la décoration de la galerie François 1er, tandis que Primatice est en charge de celle des appartements royaux. La mort soudaine de Rosso en 1540 laisse le champ libre pour trente ans à Primatice.
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 +Devenu en 1544 abbé de Saint-Martin à Troyes, il poursuit sa carrière de Peintre du Roi et oriente son activité vers l’architecture et la sculpture; il structure son atelier comme ceux de Raphaël et de Giulio Romano. Il dessine pour concevoir et, colonisant le talent d’autrui, s’entoure d’interprètes – peintres, émailleurs ou sculpteurs – qui sont des créateurs à part entière : Nicolò dell’Abate,​ Germain Pilon, Dominique Florentin ou Léonard Limousin. Comme Raphaël et Giulio Romano, il associe à sa pratique artistique un principe d’édition en faisant reproduire ses idées par l’estampe. Là encore, ce sont les plus grands graveurs de Fontainebleau – Antonio Fantuzzi et Léon Davent – qui servent cette double ambition de “ copyright ” et de “ publicité ”.
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 +Sous François Ier, Primatice imagine fêtes et mascarades, multiplie les décors intérieurs (la Galerie Basse, l’Appartements des Bains, la Chambre de la duchesse d’Etampes,​ le Cabinet du Roi, …) mais aussi œuvre dans le jardin du château (Pavillon de Pomone, Fontaine d’Hercule,​ Grotte des Pins).
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 +Le chantier de la Galerie d’Ulysse s’ouvre dans les années 1540 et se poursuit au delà de la mort de son concepteur, en 1570. Au cours de séjours réguliers en Italie, il fait venir des œuvres antiques ou leurs moulages et importe les dernières inventions du maniérisme italien. Sous le règne d’Henri II, les réalisations se multiplient dans le domaine de la sculpture funéraire (Tombeau des Guise, Urne du cœur de François 1er, …); à Fontainebleau,​ il dirige Nicolò dell’Abate,​ dans la décoration de la Salle de Bal. Nommé Surintendant des Bâtiments, il consacre principalement ses dernières années au monument funéraire d’Henri II et à la Rotonde des Valois à Saint-Denis.
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 +Pour mener à bien ses multiples entreprises,​ Primatice exécute quantité de dessins qui sont ensuite confiés aux divers corps de métier, des émailleurs aux lissiers, des peintres aux maçons. Aujourd’hui,​ la plupart de ses décorations sont malheureusement perdues ou abîmées, à l’exception de la Porte Dorée, la Chambre de la Duchesse d’Etampes et la Salle de Bal. L’abondance exceptionnelle des dessins conservés permet de les évoquer. Rares en revanche sont les tableaux du maître conservés ; tous sont présents dans l’exposition (l’Autoportrait des Offices, La Sainte Famille de L’Ermitage,​ Ulysse et Pénélope du Toledo Museum of Art…).
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 +Artiste virtuose et ambitieux, Primatice a développé un art savant et exigeant qui conjugue volupté des sens et héroïsme épique. Il a mis en scène un monde de dieux et de héros. Ses formules séduisantes et gracieuses, d’une créativité et d’une poésie sans précédent,​ forgent un style primaticien dont la singularité va gagner toute l’Europe.

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