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la-reforme [2018/05/08 17:21] (Version actuelle)
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 +====== La Réforme de Goldoni ======
 +
 +[[Carlo Goldoni]] est considéré comme le réformateur de la comédie italienne.
 +Certes, Marivaux a bien montré la voie, un demi-siècle avant lui,
 +à Paris mais, en Italie, à [[Venise]] précisément,​ dans un contexte où les
 +masques et l’improvisation se sont depuis longtemps figés en redites
 +appauvries, la tâche est bien plus difficile.
 +
 +Dans un premier temps, Carlo Goldoni assume l’héritage des troupes
 +avec leurs rôles fixes et personnages archétypaux et respecte plus ou
 +moins les contraintes de distribution (de cela, il reste quelque chose dans
 +le choix même du titre de la pièce, //[[Les Amoureux]]//,​ qui renvoie au jeune
 +premier et à la jeune première qui fondent le cœur même de l’intrigue
 +dans ces trames sommaires). Mais leur anachronisme et leur inadéquation
 +avec une société vénitienne,​ voire nord-italienne,​ qui s’est profondément
 +transformée,​ le font peu à peu s’éloigner des schémas traditionnels de la
 +commedia (la [[commedia dell'​arte|commedia dell'​arte]]).
 +
 + ​L’observation directe de la réalité qui l’entoure est en effet le
 +moteur de la “réforme” de Goldoni. Le Monde n’étant ni exclusivement
 +tragique ni exclusivement comique, il n’est pas étonnant de retrouver dans
 +Les Amoureux ce “mélange des genres” auquel aspire déjà le XVIIIe
 +siècle européen. Les accents de la tragédie racinienne y sont convoqués
 +lorsqu’il s’agit d’exprimer,​ parfois jusqu’à la parodie, les passions dévorantes
 +et les dilemmes insolubles des deux protagonistes,​ mais leur exaspération
 +paroxystique bascule bien vite dans le ridicule, et le sublime s’inverse
 +ainsi dans le grotesque. Il arrive même que l’esprit de Diderot,
 +génial théoricien de l’esthétique et des enjeux du drame bourgeois, se
 +retrouve dans certains aspects de l’écriture goldonienne.
  

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