Antonio Tabucchi

Né à Pise en 1943, Antonio Tabucchi est fils unique d’un marchand de chevaux. En 1962, il vient étudier la littérature à Paris, il y découvre Fernando Pessoa en lisant la traduction française du Bureau de tabac. Son enthousiasme l’amènera à découvrir la langue et la culture du Portugal, pays qui deviendra sa deuxième patrie. Il poursuit des études de littérature portugaise à l’université de Sienne et rédige une thèse sur le Surréalisme au Portugal. Passionné par l’oeuvre de Pessoa, il a traduit toute son oeuvre en italien avec sa femme, Marie-José de Lancastre, rencontrée au Portugal.

De 1987 à 1990, Antonio Tabucchi dirige l’Institut culturel italien à Lisbonne. La ville servira de cadre à plusieurs romans. Il partage aujourd’hui sa vie entre Lisbonne, Pise, Florence, Paris, et continue d’enseigner la littérature portugaise à l’université de Sienne. Ses livres sont traduits dans une vingtaine de langues. Il a reçu, entre autres distinctions littéraires, le prix Médicis de la meilleure œuvre étrangère en 1987, le prix européen Jean Monnet en 1994 et le prix Nossack de l’Académie Leibniz en 1999. Au cours de la campagne électorale italienne de 1995, le protagoniste de son roman Pereira prétend est devenu un symbole pour l’opposition de gauche à Silvio Berlusconi. Antonio Tabucchi, lui-même est très engagé contre le gouvernement Berlusconi.

En tant que membre fondateur du Parlement international des écrivains, il prend la défense de nombreux écrivains, notamment son compatriote, Adriano Sofri. En juin 2004, il figurait sur la liste du Bloc de gauche, petite formation de la gauche alternative portugaise, lors des élections européennes. « J'aime les histoires. Je suis d'ailleurs un excellent écouteur d'histoires. Je sais toujours, même si c'est parfois vague, quand une âme ou un personnage est en train de voyager dans l'air et a besoin de moi pour se raconter. Écouter et raconter, c'est un peu la même chose. Il faut apprendre à être disponible, à laisser en permanence la porte de son imagination ouverte. Mes histoires, mes livres, je les ai tout simplement accueillis. Vous vous en doutiez : je crois aux muses. J'ai une immense affection pour mes hôtes de la nuit. Je les traite comme des hôtes de marque. » Antonio Tabucchi.

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