Culture

Apports de la Renaissance en Italie, au XVIème siècle, en architecture.

Par Samuel D.

Le XVIème siècle dans la péninsule italienne est marqué par la Renaissance, bouleversement des styles, période de renouveau artistique et scientifique.

En architecture, cette période est marquée par l'abandon des principes structurels gothiques (transmission des poussées par ogives et arc-boutants) qui ne s’étaient jamais imposés en Italie. Les procédés à l’antique : architecture faisant poids, sont retrouvés, remis au goût du jour, et innovés. Avec la mort du gothique, nous passons en quelque sorte de la verticalité à une horizontalité transcendée.

Pour cela, les architectes se muent en historiens et théoriciens. Ainsi Andrea Palladio (1508-1580), collabore à la réédition vénitienne du "De architectura" de Vitruve écrit en 25 avant JC. Il écrit aussi son propre traité d'architecture, ses fameux "Quatre livres".

Nous acquerrons ainsi une compréhension achevée du vocabulaire antique (ordres, proportions). Pour autant, on ne refait pas une architecture antique : les besoins sont différents de ceux de l’antiquité. Pour la classe noble et bourgeoise, la maison de ville est le palais (palazzo), celle de la campagne la "villa".

Ainsi à la suite de Bramante (figure de la Haute Renaissance, mort en 1514), deux voies architecturales se dessinent :

- D'un côté l'ACADEMISME : se rapprocher de la vérité antique comme le suggère Andrea Palladio, aboutissant au Classicisme, Néo-Classicisme (palladianisme).

- De l'autre, le MANIERISME représenté par Michel-Ange (1475-1564) puisant dans l'antique tout en y apportant une rupture dans les codes de représentation (d'où le nom de ce mouvement).

Ces deux voies mènent, toutes deux, au Baroque, style à la charnière du XVIème et XVIIème siècle.

Villa Chiericati, Palladio.

"La Rotonda", Palladio.

Fresque intérieure, "La Rotonda".

Basilique San Giorgio Maggiore, à Venise, Palladio.

Place du Capitole, à Rome, Michel-Ange.

Publié le dimanche, 23 mai 2010 à 14h45